10:33 - February 19, 2018
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L’incompétence de l’Arabie saoudite dans la gestion des lieux saints et historiques de l’islam, a mis ce régime face à des critiques d’associations islamiques internationales, sur la mauvaise gestion de ces lieux saints, si importants pour les musulmans. 

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C’est ainsi qu’une réunion a été organisée en Malaisie, sur la gestion des lieux saints par le régime saoudien, et l’organisation du Hadj, et la nécessité de confier cette gestion à un comité international.


Abdelaziz ben Abdallah Al-Cheikh, grand mufti saoudien, et Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz Al-Sudais, imam en chef du Masjid al-Haram et de la mosquée de Médine, se sont opposés à cette réunion, la considérant comme l’expression d’un manque de confiance vis-à-vis du régime saoudien et un complot du Qatar, soutenus dans leurs déclarations, par le régime bahreïni et le Conseil des religieux pakistanais.    Ali Jom’e, ancien mufti d’Al Azhar et membre du Conseil des hauts religieux d’Al Azhar, et Shoghi ‘Alam, grand mufti d’Égypte, ont considéré cette réunion comme un acte politique et une politisation du Hadj. 


Pour ce qui est des autres pays comme l’Iran, le Qatar, l’Indonésie et la Malaisie, certains sont favorables à un contrôle international surtout après la catastrophe de Mina et la chute d’une grue sur la mosquée sacrée de la Mecque, en 2015, et beaucoup de religieux irakiens, iraniens et libanais ont exigé la constitution d’un Conseil international pour la gestion du Hadj que le régime saoudien a refusée. 


L’accord entre l’Arabie saoudite et le régime sioniste pour la production des bracelets électroniques, qui n’a pas été certifié par les autorités saoudiennes, montre qu’il existe un rapprochement entre ces deux régimes. 


L’Indonésie qui fait partie des pays favorables à la création d’un Conseil international, a organisé le 21 janvier 2018, une conférence internationale à Jakarta, sur le rôle des pays islamiques dans la gestion des lieux sacrés et les défauts de la gestion saoudienne, et condamné notamment la destruction des sites historiques de la Mecque et de Médine.


La réunion organisée par la Malaisie au début de 2018, aura pour objectif de faire cesser les constructions autour de la mosquée sacrée et de mettre un terme à la gestion unilatérale de l’Arabie saoudite. 


Un autre objectif de cette réunion est une meilleure répartition des visas sans considérations politiques.

 
Ce conseil dans sa première publication en janvier 2017, avait dénoncé l’arrestation de certains pèlerins, l’augmentation des frais du pèlerinage et le manque de respect au Coran. 


Certains pays demandent qu’un rapport soit fait à l’Unesco, sur la destruction des sites historiques par le régime saoudien, et demandent la participation des pays islamiques à la gestion des lieux saints. D’autres pays accusent l’Iran et le Qatar qui ont de mauvaises relations avec l’Arabie saoudite, de politiser la question du hadj, bien que les faiblesses de gestion soient évidentes. 


En fin de compte, il est clair que la gestion des lieux saints et l’assurance et la sécurité des pèlerins sont des questions très importantes et il se peut qu’une gestion mondiale du Hadj et des lieux saints qui parait très lointaine, devienne une question prioritaire pour beaucoup de pays islamiques.       

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