8:58 - March 08, 2018
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Un musée de Washington a retiré mercredi un prix à la dirigeante birmane, accusée d'inaction dans la crise des Rohingyas.

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Le musée de l'holocauste de Washington a retiré mercredi à la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi un prix décerné pour son combat contre la dictature, en raison de son inaction dans la crise des Rohingyas. L'opération de l'armée birmane est qualifiée d'épuration ethnique par l'ONU.


Près de 690'000 musulmans rohingyas vivant dans l'ouest de la Birmanie se sont réfugiés au Bangladesh voisin depuis fin août 2017.


«Nous avions espéré que vous - en tant que personne saluée pour votre engagement en faveur de la dignité humaine et les droits de l'homme universels - fassiez quelque chose pour condamner et arrêter la brutale campagne militaire, et exprimiez votre solidarité avec la population rohingya», a expliqué le musée dans un communiqué.


Nationalisme bouddhiste
Mais «la Ligue nationale pour la démocratie, sous votre direction, a au contraire refusé de coopérer avec les enquêteurs de l'ONU (et) propagé une rhétorique de haine à l'encontre de la communauté rohingya», a ajouté le musée en allusion au parti politique de Mme Aung San Suu Kyi.


Cantonnée à la dissidence pendant près de trente ans, dont 15 en résidence surveillée, Aung San Suu Kyi avait reçu le premier prix «Elie Wiesel» décerné en 2012 par le musée de l'holocauste, pour son «action courageuse et son grand sacrifice personnel» contre la junte birmane et sa lutte pour «la liberté et la dignité du peuple birman».


Influencés par un fort nationalisme bouddhiste, une majorité des Birmans considèrent les Rohingyas comme des étrangers et les voient comme une menace à la prédominance bouddhiste du pays.
24heures

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