9:42 - June 10, 2018
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En février 2018, Nabeel Rajab a été condamné à cinq ans de prison, pour des tweets qu’il avait mis en ligne sur son compte Twitter et pour avoir retweeté des allégations faisant état d’actes de torture dans la prison bahreïnie de Jaw et d’homicides de civils imputables à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite dans le cadre du conflit au Yémen.

Nabeel Rajab est un Bahreïni courageux et un éminent défenseur des droits de l’homme. ©Amnesty International
« La cour d’appel de Bahreïn a manqué l’occasion de faire ce qui est juste et de libérer Nabeel Rajab », a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International, dont les propos sont rapportés sur le site d’Amnesty.


« Sa détention démontre une nouvelle fois que les autorités bahreïnies sont déterminées à supprimer le droit à la liberté d’expression et à réduire au silence toute critique pacifique », a-t-elle ajouté.


Nabeel Rajab, président du Centre bahreïni des droits de l’homme, est intimidé et harcelé sans relâche pour son travail pacifique en faveur des droits humains et a été incarcéré à plusieurs reprises depuis 2012 pour diverses accusations liées à son action militante non violente. Il est sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire depuis novembre 2014.


Dans le cadre de la dernière série de poursuites intentées à son encontre, Nabeel Rajab a été placé en détention en juin 2016 puis condamné à une peine de deux ans de prison supplémentaires pour des interviews télévisées qu’il avait données en 2015 et en 2016. Le 15 janvier 2018, la Cour de cassation de Manama, la capitale de Bahreïn, a confirmé sa condamnation pour avoir « diffusé des rumeurs et de fausses informations et déclarations au sujet de la situation interne du royaume risquant de porter atteinte à son prestige et à son statut ».

presstv

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