7:25 - October 14, 2018
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Khadija Mir Shekar né en 1958 dans la province du Khûzistân, est la première femme faite prisonnière en 1981 au début de la guerre imposé par Saddam à L’Iran. Elle passa deux ans dans les prisons irakiennes. 

A ce sujet, a déclaré : « Avec mon mari nous étions en train de quitter la ville de Susanger qui avait été encerclée, et mon mari transportait des armes pour le front, sur la route nous avons été attaqués par les baasistes. Nous étions blessés et ils nous ont emmenés en Irak. »


« Mon mari, a-t-elle ajouté, est décédé sur la route et j’ai été emmenée à l’hôpital d’Al Emareh où je suis restée 15 jours, puis j’ai été transférée à la prison de Mossoul où se trouvaient 1500 prisonniers iraniens et 18 femmes. Je suis restée trois mois en cellule où j’ai appris l’arrestation et le martyre de Tondoguyan qui était à l’époque ministre du pétrole. J’ai rencontré là-bas, un prisonnier iranien qui m’a proposé de me présenter à la croix rouge pour que je sois envoyée dans une prison de femmes. »


« Dans la prison de Mossoul, il y avait beaucoup de civils qui avaient été faits prisonniers lors de la prise de Khorramchahr. Environ 150 femmes étaient enfermées dans une partie spéciale de la prison qui ont été échangées et renvoyées en Iran par la suite. Nous étions 5 ou 6 dans cette prison, et ensuite la croix rouge nous a transférées en Iran. Nous n’avions qu’un seul repas par jour et une douche d’eau froide qui était sans arrêt, fermée », a-t-elle indiqué.


 La première prisonnière de guerre iranienne a souligné : « Pendant toute cette époque, j’ai essayé de respecter mon hijab et de faire les prières, bien qu’ils cherchaient à nous en empêcher. Au début, on m’emmenait chaque soir pour des interrogatoires, un soldat irakien chiite m’avait donné un coran et la lecture du Coran me procurait un grand calme et m’aidait à supporter la solitude. On nous insultait on nous frappait, et les femmes de l’hôpital aussi me frappaient quand leurs villes étaient attaquées et me menaçaient de me tuer. »


Elle a ajouté :  « Il y a certaines choses dont je ne veux pas parler qui me font encore souffrir aujourd’hui. Un jour on ne m’a rien donné à manger, ce jour là j’avais fait le jeune et je n’avais rien à manger. Tout à coup, quelqu’un a ouvert la petite ouverture de la porte et m’a donné un repas chaud. Ensuite un soldat m’a dit que c’était sa grand mère qui me l’avait préparé et qui l’avait obligé à me le remettre.  »


Khadija Mir Shekar a souligné : « Lors d’un voyage en Iran, j’ai rencontré Monsieur Alizadeh qui a rédigé le livre de mes souvenirs de prison. Beaucoup de choses n’ont pas encore été dites et il faut à mon avis, présenter le rôle des femmes iraniennes dans ce combat que beaucoup ignorent encore.  »


« Lors de mon retour en Iran, la croix rouge m’a remise aux représentants iraniens et des médecins m’ont auscultée, on m’a posé des questions et une interview a été filmée. J’ai été ensuite suivie sur le plan médical et j’ai commencé des études au centre islamique de Machhad. J’ai aussi eu des activités culturelles dans différents centres en Iran, puis je me suis mariée et j’ai actuellement deux enfants », a-t-elle ajouté.      
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