
Selon l'AFP, citant le ministère syrien de la Santé, l’attentat a visé la mosquée Ali Ben Abi Taleb, située dans le quartier de Wadi al-Dahab. Les dégâts matériels sont importants, comme en témoignent des images diffusées par l’agence officielle Sana, montrant un trou béant dans un mur, des tapis et des livres éparpillés, ainsi que de la fumée noire à l’intérieur de l’édifice.
Un groupuscule extrémiste sunnite peu connu, Saraya Ansar al-Sunna, a revendiqué l’attaque dans un message publié sur Telegram, affirmant que ses combattants avaient fait exploser plusieurs engins. Il s’agit du deuxième attentat visant un lieu de culte fréquenté par des minorités depuis la prise du pouvoir, il y a un an, par une coalition de groupes islamistes, après une attaque contre une église de Damas en juin dernier.
Le ministère syrien des Affaires étrangères a condamné un « crime terroriste ». Plusieurs pays de la région, dont l’Arabie saoudite, le Liban et le Qatar, ainsi que la France, ont également dénoncé l’attentat. Paris a évoqué une stratégie visant à déstabiliser la Syrie et à compromettre les efforts de paix. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pour sa part qualifié l’attaque d’« inacceptable » et appelé à ce que les responsables soient traduits en justice.
Selon des habitants, l’explosion s’est produite pendant la prière du vendredi, semant panique et chaos dans ce quartier habité par la minorité alaouite, déjà ciblée par de précédentes violences.