Daegu : la construction d’une mosquée de nouveau paralysée sur fond d’actes islamophobes

12:22 - December 27, 2025
Code de l'info: 3494381
IQNA-Le conflit opposant depuis plusieurs années des résidents locaux et des musulmans internationaux dans le district de Buk, à Daegu, a connu un nouvel épisode de fortes tensions.

Selon le site k-gen.fr, la décision des autorités locales de reporter une nouvelle fois la reprise des travaux de la mosquée de Daehyeon-dong a provoqué la colère d’étudiants musulmans et de nombreuses organisations citoyennes.

À l’arrêt depuis près de deux ans, le chantier a replongé dans l’incertitude après que le bureau du district de Buk a récemment convoqué la commission du bâtiment et opté pour un « réexamen » du dossier, plutôt que pour une autorisation immédiate de reprise des travaux.

Mercredi, cette commission s’est réunie afin d’examiner une demande de modification du permis de construire déposée par le promoteur. À l’issue des discussions, les membres ont décidé de demander un réexamen approfondi.

Selon les autorités, cette décision est motivée par des préoccupations liées à la sécurité, les structures du bâtiment s’étant partiellement détériorées après plus d’un an d’abandon.

Des experts en ingénierie structurelle et en architecture ont insisté sur la nécessité de contrôles techniques réguliers avant toute reprise du chantier. La commission a également exigé des mesures concrètes, négociées avec les riverains, concernant des dommages signalés sur des murs voisins.

Le projet de mosquée, lancé en septembre 2020 près de l’Université nationale de Kyungpook, prévoit un édifice de deux étages d’une superficie de 245,14 m². Dès l’origine, il a suscité une vive opposition de certains habitants, invoquant des craintes liées au bruit et à l’attractivité du quartier. En décembre 2023, les autorités ont ordonné l’arrêt des travaux pour non-respect des plans approuvés, notamment l’absence de boulons d’ancrage requis, entraînant une plainte pénale contre l’entreprise de construction.

La controverse a été marquée par des actes ouvertement islamophobes, tels que le dépôt de têtes de porc près du site ou des tentatives physiques pour bloquer le chantier. Bien que plusieurs personnes aient été signalées au parquet en 2022, les poursuites ont été abandonnées.

Le 24 décembre, des groupes citoyens ont dénoncé un « blocage administratif déguisé », estimant que cette décision porte atteinte aux droits et à la dignité des étudiants musulmans internationaux confrontés, selon eux, à cinq années d’hostilité persistante.

captcha